Lilia et Hugo
Ils portent agnès b., ils en parlent.
Lilia et Hugo, peintres et artistes, place des Vosges, Paris.
Qu’est-ce que vous portez aujourd’hui ?
Lilia - Une combinaison noire intégrale à zip agnès b., un peu mécano dans l’allure. En dessous, un pull rouge pompier en laine, assez large, avec un col zippé. Un sac rouge en cordage trouvé en friperie et des bottes vernies à bouts carrés.
Hugo - Un pantalon assez épais gris perle, une veste marron en cuir et aux reflets violets. Aussi un foulard noir en soie imprimé gecko Agnès b. autour du cou.
Comment avez-vous composé cette silhouette ?
L - J’aime porter des vêtements qui laissent une grande liberté de mouvement, que je peux aussi bien enfiler à l’atelier pour peindre que pour attraper le métro. La combinaison est la pièce par excellence dans laquelle je me sens libre. Elle m’a immédiatement tapé dans l’œil, je m’y suis vue comme un beau corbeau. Quant au pull, j’ai une petite obsession pour le rouge. Ce qui m’amuse avec les vêtements, c’est d’inverser l’ordre « habituel » des couches et de jouer avec les superpositions. Ici, la combinaison passe par-dessus le pull, laissant apparaître uniquement le col et son zip, qui vient se superposer à celui de la combinaison, presque comme un ornement.
H - J’aime bien l’aspect ample de l’ensemble, avec peu de plissés. Une sorte d’armure mais confortable.
Quel est votre rapport à agnès b. ?
H - Je pense à sa créatrice, son engagement artistique et son soutien. Sa relation légendaire aux artistes comme Harmony Korine, par exemple.
L - Ma tante, grande amatrice d’agnès b., m’emmenait souvent avec elle dans les boutiques. J’adorais ces moments : commenter ses tenues, fouiller du regard les foulards rangés dans des bocaux en verre. Pour mes 18 ans, elle m’a offert la même combinaison que celle que je porte aujourd’hui, mais en denim — une pièce que j’ai énormément portée, encore et encore, jusqu’à l’user.